Tourisme durable

L'expression tourisme durable décrit le plus souvent l'ensemble des formes de tourisme alternatif qui respectent, préservent...



Catégories :

Tourisme par type - Aspect économique en rapport avec le développement durable - Développement durable

Définitions :

  • et tourisme responsable sont des synonymes : ce sont les termes chapeaux qui englobent l'ensemble des autres ci-dessous, et qui s'appliquent à toutes... (source : voyagespourlaplanete)

L'expression tourisme durable décrit le plus souvent l'ensemble des formes de tourisme alternatif qui respectent, préservent et mettent durablement en valeur les ressources patrimoniales (naturelles, culturelles et sociales) d'un territoire à l'attention des touristes accueillis, de façon à minimiser les impacts négatifs qu'ils pourraient générer.

L'écotourisme n'en est qu'une des formes, plus centrée sur la découverte des écodispositifs, agrodispositifs ou aspects ethnoculturels de la biodiversité, incluant un tourisme de proximité qui cherche à diminuer son empreinte écologique[1].

Un groupe de travail européen a défini le concept de «tourisme durable» comme cherchant à «concilier les objectifs économiques du développement touristique avec le maintien de la base de ressources indispensables à son existence. Plus exactement, c'est un tourisme qui assure un développement économique inscrit durablement dans le long terme, à la fois respectueux des ressources environnementales et socioculturelles et respectueux des hommes, visiteurs, salariés du secteur et populations d'accueil».

L'Organisation mondiale du tourisme le définit comme suit :

Le «Développement touristique durable satisfait les besoins actuels des touristes et des régions d'accueil tout en protégeant et en perfectionnant les perspectives pour l'avenir. Il est vu comme menant à la gestion de l'ensemble des ressources de telle sorte que les besoins économiques, sociaux et esthétiques puissent être satisfaits tout en désormais l'intégrité culturelle, les processus écologiques essentiels, la diversité biologique, et les dispositifs vivants.» (OMT). Sous la condition que l'ensemble des acteurs concernés participent activement et s'engagent à respecter la mise en œuvre effective du tourisme durable (GTD).»

Le tourisme durable s'inscrit par conséquent dans une dynamique qui articule des modes de déplacements, de production et de consommation éco-responsables, tout en associant étroitement les populations qui vivent, travaillent ou séjournent dans l'espace concerné au projet de développement touristique ainsi qu'aux retombées socioéconomiques, équitablement répartis.

Ce développement suppose un aménagement et une gestion intégrée des ressources, une maitrise des flux (d'énergie, de biens et personnes) et qui implique par conséquent la participation étroite des acteurs locaux, et une écoresponsabilité des touristes, pour concilier la mise en œuvre du tourisme avec les besoins et capacités d'accueil du territoire.

Méthode

Un principe général découlant de la définition ci-dessus est que les promoteurs du tourisme durable cherchent au cas par cas à évaluer les impacts locaux et globaux, immédiats et différés d'une situation ou d'un projet touristique, de l'aval à l'amont d'une filière, avec une approche de type développement durable, et sur au moins les bases suivantes :

Cas spécifiques

Tourisme et sport : Certaines formes de tourisme de type «sport-nature» ou impliquant certaines activités pratiquées dans la nature (moto-verte, canyoning, escalade, canœ-kayak, deltaplane, camping sauvage, etc. ) peuvent avoir des impacts significatifs par exemple sur les oiseaux nicheurs ou la reproduction des poissons, des animaux des berges et lisières massivement fréquentées par les touristes.

Le tourisme littoral pose des problèmes spécifiques avec la plaisance, la plongée sous-marine, la pêche (halieutique) et des afflux fréquemment massifs et saisonniers de touristes.

Le tourisme rural pose des problèmes spécifiques, dans des zones ou le foncier est principalement privé, et où les animaux domestiques ou les cultures peuvent quelquefois souffrir de la fréquentation de touristes non constitués à la connaissance et au respect de ces éléments de la vie rurale.

Tourisme et chasse. Ces deux pratiques sont fréquemment source d'heurts, et de difficultés en matière de gestion de la sécurité, surtout concernant les promenades en forêt ou en périphérie de forêt en fin d'été et en automne au moment de la chasse.

Le tourisme hivernal avec les sports d'hiver peut aussi générer des impacts environnementaux importants via l'urbanisme touristique, la consommation d'espace, le déboisement pour la création de pistes, le détournement de ressources en eau, par exemple pour alimenter les canons à neige, etc.

Enfin, le tourisme implique des déplacements motorisés de plus en plus habituels, et surtout en automobile (dont 4x4) et avion, deux moyens de transports qui sont parmi les plus polluants. Le tourisme "classique" augmente la demande en infrastructure et surtout en parkings, routes et autoroutes dont l'impact en termes de fragmentation écologique ne cesse de croitre, et dont l'impact en termes de roadkill semble pouvoir être particulièrement exacerbé par le tourisme. Le tourisme durable cherche à valoriser des transports plus sobres, l'usage du train et du vélo surtout. Il cherche aussi à valoriser les produits locaux et limiter les infrastructures à fort impact environnemental.

Position de l'Union Européenne

Aux alentours de l'an 2000, le tourisme arrive en première place parmi les activités de services en Europe. Malgré un fort développement du tourisme en zone tropicale et en Asie, l'Europe reste la première destination touristique au monde, accueillant près de 60 % du tourisme mondial, surtout dans deux premières destinations mondiales que sont la France et l'Espagne), l'Italie venant en quatrième position après les États-Unis. A ces flux croissants il faut ajouter les flux intra-européens (88% des touristes internationaux en Europe) et internes aux états-membres. C'est aussi d'Europe que part le plus grand flux de touristes vers le reste du monde. Ce tourisme a des impacts positifs en termes d'emplois (9 millions d'emplois directs répartis dans 2 millions d'entreprises dont 95% sont des petites et moyennes entreprises ; 98% employant moins de 250 personnes) génère d'importants impacts environnementaux, qui pourraient s'accroitre à cause du fait que les touristes tendent à partir moins longtemps, mais plus loin et plus fréquemment. Qui plus est l'Organisation mondiale du tourisme estime qu'entre 2000 et 2020, le tourisme devrait croître d'environ 10% et que l'Europe pourrait connaître un doublement des arrivées mondiales (717 millions/an contre les 393 en 2000), ce qui a incité l'Europe à réfléchir à es impacts[3].

L'Agenda 21 du tourisme européen se donne 4 objectifs[4]

  1. ) Prévenir et diminuer les impacts territoriaux et environnementaux du tourisme dans les destinations ;
  2. ) Maîtriser la croissance des transports liés au tourisme et ses effets négatifs sur l'environnement ;
  3. ) Encourager un tourisme favorable à un développement local durable maîtrisé par les acteurs du secteur ;
  4. ) Promouvoir un tourisme responsable, facteur de développement social et culturel.

.. en associant l'ensemble des acteurs concernés (administrations et leurs agences, comités et observatoires du tourisme, cambres consulaires de commerce et d'industrie, partenaires sociaux, industries impliquées (Hôtellerie/hébergement, restauration, loisirs, culture, transports, tours-opérateurs et agences de voyages), les services d'information (guides, accompagnateurs), chercheurs (universités et autres organismes de recherche), consultants, associations de consommateurs, d'usagers, et de conservation de la nature, organismes financiers, banques et assurances.

Tourisme durable dans les espaces protégés européens

Notes et références

  1. voir la bibliographie, les liens externes de cet article et les figures 1 et 2, page 10 du document, qui présente les différentes formes de tourisme durable (ONU 2002)
  2. L'écocontribution est une des préconisation de FNE (France Nature Environnement), surtout portée aux 3èmes rencontres nationales du routisme et des loisirs sportifs de nature, Sept 2007, Besançon, voir Lettre FNE n° 228 pages
  3. Rapport intitulé «Vers un Agenda 21 européen du tourisme», sur «la promotion de la protection de l'environnement et du développement durable en matière de tourisme» (2001) (fr) (46p)
  4. p11/46 du rapport (cité ci-dessus)

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

Recherche sur Amazon (livres) :



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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 09/12/2009.
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