New Pedestrianism

New Pedestrianism est une variante plus Parfaitiste du New Urbanism dans la théorie de la planification urbaine, fondée en 1999 par Michæl E.



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Architecture et urbanisme du développement durable - Développement durable - Urbanisme par courant

New Pedestrianism (NP) (le «Nouveau Piétonnisme») est une variante plus Parfaitiste du New Urbanism (Nouvel Urbanisme) dans la théorie de la planification urbaine, fondée en 1999 par Michæl E. Arth, un artiste américain, urbaniste et paysagiste d'inspiration futuriste. Le NP s'adresse à des problèmes associés au Nouvel Urbanisme et essaie de résoudre une variété de problèmes sociaux, sanitaires, énergétiques, économiques, esthétiques et écologiques. Une nouvelle ville ou des quartiers fondés sur les principe du NP se nomme un Village Piétonnier (Pedestrian Village). Les villages piétonniers peuvent être soit totalement exempts de voiture soit avoir un accès automobile à l'arrière des maisons et des commerces, les allées piétonnes étant toujours à l'avant [1].

En grande partie, tant le Nouvel Urbanisme que le New Pedestrianism sont des résurgences du planning urbain et routier respectant les traditions, mais ce dernier accentue l'importance de la réduction de l'impact négatif de l'automobile. En éliminant les rues en façade et en les remplaçant par des allées piétonnes bordées d'arbres, l'accent est remis sur des moyens de transport alternatifs à faible impact écologique tels que la marche et le vélo. Les allées piétonnes sont généralement de 4 à 5 m de large, avec un côté à revêtement lisse pour les véhicules à roues tels que les vélos, Segway, ou patins et un autre côté plus étroit et texturé pour les piétons et les chaises roulantes. En éliminant les voies de circulation pour véhicules motorisés à l'avant, on permet la création d'espaces publics, de fontaines, de parcs miniatures, mais aussi des connexions sans dégradation aux divers cadres naturels tels que lacs, cours d'eau, et forêts qui peuvent border ou faire part du Village Piétonnier. Un vaste espace public est ainsi créé sans la présence visuelle, olfactive et sonore des voitures et cependant l'automobile reste utilisable dans un réseau scindé [2], [3], [4].

Le New Pedestrianism a été suggéré pour Kisima Kaya, une ville nouvelle au Kenya; pour Tiger Bay Village, en Floride comme solution au problème des sans-abri; mais aussi pour des nouvelles villes ou nouveaux quartiers pouvant être fabriqués n'importe où, soit comme réhabilitation de quartiers existants, comme nouvelles constructions à l'intérieur ou en bordure de quartiers existants ou comme toutes nouvelles villes. [1]

L'automobile

En grande partie, le NP est une réaction à la manière dont l'automobile a laissé sa marque sur l'environnement et a transformé les villes. Arth rédigé :

«Notre qualité de vie dépend de la satisfaction de toute une gamme de besoins physiques et psychologiques dans un environnement sain, sûr et esthétiquement plaisant, ce qui ne peut être accompli que par un planning urbain hautement intégré. Aussi longtemps que les véhicules, routes, parkings, garages et commerces liés à l'automobile couvriront une partie substantielle du paysage urbain et détermineront la conception du reste, la majorité des villes américaines continueront à être des bidonvilles dysfonctionnels et dégradés étranglés par le trafic.» [1]

Plus de six millions d'accidents automobiles occasionnent presque trois millions de blessures graves, et plus de 42, 000 morts chaque année aux États-Unis uniquement. Au niveau mondial à peu près un demi million de morts sont liées chaque année aux accidents automobiles. [5]

La sur-dépendance à l'automobile ajoutée à l'absence de facilités piétonnières a contribué à la surcharge pondérale ainsi qu'à l'obésité de deux tiers des Américains adultes [6] Les Américains dépensent à peu près 33 milliards par an pour essayer de perdre du poids, et néenmoins 300, 000 meurent toujours chaque année de problèmes liés à un excédant pondéral. [7] La dégradation du paysage urbain et rural causé par l'expansion urbaine a aussi toute une gamme d'effets négatifs sur l'environnement et contribue à l'augmentation des frais d'entretien de l'infrastructure. [8]

La majorité des Américains dépensent tout autant pour le transport que pour le logement, et les habitants de villes spécifiquement dépendantes de l'automobile dépensent jusqu'à trois fois plus que leur Produit Régional Brut (Gross Regional Product (GRP) ). Les habitants de Houston, Atlanta, Dallas-Ft. Worth dépensent environ 23% de leur GRP pour le transport comparé à 9% pour Honolulu, New York City, et Baltimore, et 7% à Toronto. Ces statistiques datent de la fin des années 90 avant la montée exponentielle du prix du pétrole, et n'incluent pas certains coûts cachés de la consommation de pétrole. [9]

L'énergie

Article détaillé : Énergie aux États-Unis.

La production domestique de pétrole aux États-Unis a atteint son maximum. en 1970 et ne représente plus que 30% de la consommation actuelle. [10] Diminuer la dépendance énergétique américaine permettrait, selon Michæl Arth, de diminuer la présence militaire américaine dans le monde ainsi qu'à faire baisser le déficit commercial. Dans ce contexte, le New Pedestrianism cherche à mettre à distance raisonnable, à pied ou à vélo, la majorité des destinations journalières et récréatives, afin d'éviter les migrations pendulaires motorisées. Le New Pedestrianism affirme qu'il n'est besoin que de relier. les centres-villes pour créer un dispositif de transport public efficient. [1]

Il met aussi l'accent sur les énergies renouvelables, surtout l'énergie solaire pour les maisons individuelles. La réduction des besoins énergétiques et de la dépendance au pétrole devrait aussi répondre à toute une série de problèmes tant de santé que sociaux, économiques et écologiques. [1]

Le New pedestrianism pour les sans-abri

En janvier 2007, Arth a proposé qu'un village piétonnier soit construit dans le Comté de Volusia, en Floride comme prototype pour une solution nationale qui coûterait moins cher que «l'actuelle approche du genre emplâtre sur une jambe de bois»[11]. Le Tiger Bay Village serait quasiment piétonnier et compterait six types de logement, depuis des dortoirs dans des bâtiments qui ressemblent à des maisons respectant les traditions à deux étages, jusqu'à des Katrina Cottages (cottages respectant les traditions fabriqués pour les victimes de l'ouragan Katrina). Il y aurait un lac, un laggoon aménagé pour la nage, une piscine, des pistes de randonnées, des parcs, des jardins et vergers communautaires. Les résidents aideraient à la construction ainsi qu'à l'entretien du village. Le village serait aussi un logement permanent pour ceux affectés de troubles mentaux. L'ensemble des besoins des résidents permanents et temporaires seraient adressés sur place, et le Village serait localisé sur les grandes lignes de bus. Les facilités comprendraient aussi un bureau de placement qui apporterait des travailleurs documentés et choisis pour le public. [12]

L'usage et l'organisation des bâtiments pourrait cependant être réévalués au cours de la construction étalée sur plusieurs années. [13] Le projet a alimenté un débat sur la question des sans-abri mais également des critiques de certains milieux appelant le projet "une station de vacances pour les sans-abri” ou un "ghetto genre Gulag "[14] Arth a bien précisé que ce n'est pas une solution pour les habitations à loyer modéré qui doivent être intégrées dans la communauté. [1]

Esthétique

Le New Pedestrianism remplace les rues en façade par des allées piétonnes bordées d'arbres qui forment un parc linéaire reliant les maisons et les commerces mais également les parcs, les espaces verts, les places, les cours privées, les jeux d'eau, les écoles, les lieux récréatifs et autres facilités. Ces aménagements devraient aussi augmenter la valeur immobilière puisque les propriétés publiques et privées ne sont plus dévaluées par la «laideur» et le danger que Arth associe à une trop grande dépendance à l'automobile. Un réseau scindé de rues ombragées existe aussi, mais il est relégué à l'arrière. Le réseau d'allées piétonnes et de pistes cyclables comme dispositif majeur de transport assure que le trafic bruyant soit réduit aux rues arrières. Dans les Villages Piétonniers, la densité de population augmente car les habitations peuvent être construites proches des allées piétonnes tranquilles sans le recul habituel que lón voit dans les expansions urbaines habituelles. Ceci, en retour, met l'accent sur une architecture soignée, des espaces paisibles et intimistes, et une esthétique à la taille des piétons. [1]

Histoire

Tout comme le New Urbanism, le New Pedestrianism prend racine dans des quartiers compacts à usage mixte commun aux États-Unis (et ailleurs) avant et au cours du premier quart du XXe siècle. Le New Pedestrianism emprunte et ajoute aux expériences passées en urbanisme qui se concentraient sur la séparation des piétons et du trafic automobile.

Dans plusieurs communautés balnéaires du sud de la Californie, surtout Venice, "des rues piétonnes" furent construites en 1905 dans plusieurs pâtés de maisons près de la plage. Les maisons faisaient face à des allées piétonnes de 1 à 3 mètres de large. Des allées étroites à l'arrière déservent les voitures et le parking. Les canaux à Venice, fabriqués au cours de la même période avaient aussi des trottoirs et des canaux devant les maisons. [1]

Les urbanistes Ebenezer Howard et Sir Patrick Geddes Influencèrent particulièrement tôt Radburn, construite dans le New Jersey à l'aube de l'ère de l'automobile en 1929. Radburn avait des allées piétonnes à l'avant et des accès pour les automobiles à l'arrière dans des cul-de-sacs qui pénétraient au sein de grand quartiers à usages multiples. Une étude faite en 1970 par John Lansing (Université du Michigan) montra que 47% de ses habitants faisaient leurs courses à pied, comparé à 8% pour une subdivision respectant les traditions dans les environs immédiats. Il détermina aussi qu'en général, les habitants de Radburn utilisaient leur voiture nettement moins que n'importe quel autre quartier étudié. Le plan de Radburn a été copié sous différentes formes en Suède, en Angleterre, au Japon, en Nouvelle-Zélande et en Australie. [15]

Le River Walk de San Antonio, connu aussi sous le nom de "Paseo del Rio, " fut commencé en 1929. Dans ce cas, la rivière San Antonio fut soumise à des mesures contre les inondations et fut transformée en un canal paisible bordé sur les deux rives par des promenades piétonnes particulièrement fréquentées, des places publiques, des cafés en terrasse, des restaurants, des clubs, des magasins, des hôtels et autres attractions totalement scindées du trafic automobile. Les promenades passent sous les rues puisque le Paseo del Rio est un niveau au-dessous du trafic urbain et l'accès automobile aux bâtiments est un niveau au-dessus de la rivière.

Village Homes à Davis en Californie fut fondé en 1975 par Michæl et Judy Corbett. La subdivision de 28 hectares a 225 maisons and 20 appartements. Le solaire passif et des panneaux solaires photoélectriques sont utilisés pour le chauffage. Les maisons ont des passerelles de bois parcourant un dispositif de connexion vert sur un côté et un accès automobile de l'autre. [16]

Certaines rues dans le développement de style New Urbanism de Rosemary Beach, en Floride ont aussi des passerelles de bois devant certaines maisons.

En 2005 le New Pedestrianism fut préconisé par Michæl Arth pour une partie de la reconstruction de la Nouvelle Orléans. [17] [18]

Films sur le new pedestrianism

New Urban Cowboy : The Labors of Michæl E. Arth (Le nouveau cowboy urbain : les travaux de Michæl E. Arth), produit en 2007, est un documentaire long-métrage qui raconte la saga des efforts de Michæl Arth's pour convertir un quartier dégradé de de trafiquants de drogue en un Village Piétonnier tout en expliquant la philosophie du New Pedestrianism. [19]

The Labors of Hercules : Modern Solutions to 12 Herculean Problems (Les travaux d'Hercules : solutions modernes à douze problèmes herculéens) dont la sortie est prévue en 2008, est un documentaire long métrage qui suit le livre du même titre et qui adresse des problèmes de société en relation avec le New Pedestrianism. [20]

Exemples

Voici des exemples de Villages Piétonniers sur le style du New Pedestrianism qui en représentent les différents types : [1]

1. Two Harbors, CA : Village sans voiture proposé sur Catalina Island, CA. 1999.
2. Paseo Del Mar, Santa Barbara, CA. Village Piétonnier avec parkings cachés en sous-sol. 1999.
3. Garden Village, Austin, TX. Village Piétonnier proposé pour remplacer l'ancien site de l'aéroport Mueller.
4. Downtown DeLand's Historic Garden District. réhabilitation d'un quartier intérieur existant 2001-2007
5. Kisima Kaya, Kenya. Nouvelle ville proposée près de Nairobi, Kenya. 2006.
6. Tiger Bay Village, Floride. Village píetonnier presque sans voiture proposé comme solution au problème des sans-abri. 2007.
7. Mackinac Island, Michigan. Quoique n'ayant pas été crée avec les principes du New Pedestrianism en tête, l'île a 523 résidents permanents et attire des centaines de milliers de touristes par année. Aucun véhicule à moteur n'est admis sur l'île depuis la fin du XIXe siècle.

Références

  1. Michæl E. Arth, The Labors of Hercules : Modern Solutions to 12 Herculean Problems. 2007 Online édition. Labor IX : Urbanism
  2. New Pedestrianism information
  3. Michæl E. Arth, "Pedestrian Villages are the Antidote to Sprawl" The DeLand-Deltona Beacon, May 29, 2003. Page 1D.
  4. Morris Sullivan, "Town designer solves problem areas. " Daytona Beach News-Journal, January 15, 2006, p. 10H.
  5. National Highway & Traffic Safety Administration (NHTSA)
  6. Surface Transportation Policy Project
  7. NHANS National Health & Nutrition Examination Survey (2003-2004)
  8. National Center for Health Statistics
  9. The CTA-Mondial Center for Technology Assessment. "The Real Price of Gasoline, Executive Summary" 1998.
  10. U. S. Energy Information Administration (EIA) , “U. S. Product Supplied for Crude Oil and Petroleum Products, ” Petroleum Navigator
  11. Michæl E. Arth, "A National Solution to Homelessness That Begins Here. " Orlando Sentinel, January 20, 2007
  12. Tom Leonard, "Daytona may give vagrants their own resort. " Telegraph. co. uk, January 24, 2007
  13. Etan Horowitz, "Developer défends homeless-village concept. " Orlando Sentinel, January 27, 2007
  14. Rebbecca Mahoney, "Homeless village or leper colony?" Orlando Sentinel, January 20, 2007
  15. John B. Lansing, Robert W. Marans and Robert B. Zehner, Planned Residential Environments (Ann Arbor : University of Michigan, 1970), p. 213
  16. Village Homes
  17. Michæl E. Arth "New Orleans is Opportunity for Better Urban Planning, " The Dayton News-Journal, Section B, October 30, 2005.
  18. Michæl E. Arth "New Orleans Offers Chance for Better Planning"
  19. NewUrbanCowboy. com
  20. Golden Apples Media

Liens externes

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 08/12/2009.
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