Métiers de l'environnement

Emploi-vert, métiers de l'environnement, éco-entreprise, écologue sont des concepts correspondant à de "«nouveaux métiers»", en particulier apparus depuis les années 1990 tandis que les préoccupations environnementales...



Catégories :

Économie du développement - Développement durable - Altermondialisme - Socioéconomie

Page(s) en rapport avec ce sujet :

  • L?accès à ces métiers de l?environnement est prévu par de nombreuses... En effet, l? environnement durable est sans aucun doute, générateur d? emplois.... (source : capcampus)
  • ... Aujourd'hui, l'offre d'emplois et la demande ne sont pas vraiment en phase. La formation aux métiers de l'environnement est toujours... (source : fondation-nicolas-hulot)
  • Le marché de l'emploi sur les métiers de l'environnement est en perte de vitesse.... sur la place du développement durable chez le constructeur automobile.... (source : recruteurs.apec)

Emploi-vert, métiers de l'environnement, éco-entreprise, écologue sont des concepts correspondant à de "«nouveaux métiers»", en particulier apparus depuis les années 1990 tandis que les préoccupations (et le vocabulaire) environnementales et du développement soutenable gagnaient l'économie, les administrations et le monde des entreprises et des services.

Dans un monde de plus en plus globalisé, mais encore plus dépendant des ressources naturelles fréquemment surexploitées, l'environnement prend un poids croissant. Les acteurs politiques et économiques peuvent, veulent ou doivent s'adapter à cette nouvelle demande sociale, ainsi qu'à la nouvelle législation environnementale. Depuis la prise de conscience, publiquement reconnue par les état (au sommet de la terre de Rio) des défis environnementaux qui se posent à l'humanité, la demande et l'offre en nouvelles qualifications environnemnentales ont ainsi énormément progressé. Néanmoins ce secteur reste fragile (fréquemment moins solvable) particulièrement hétérogène. Les logiques des grands groupes, des collectivités, des PME/PMI, ou de bureaux d'étude en environnement sont particulièrement différentes, avec des métiers ou activités connues plus ou moins solvables ou "rentables" à court ou moyen terme. Le verdissement des entreprises est depuis les années 1990 fréquemment affiché, à l'aune du développement durable, mais fréquemment sans clarifier les liens entre développement durable et emploi durable ; avec deux types d'activité en émergence :

- activités de prévention et précaution
- activité d'entretien (seront elles pérennes? par exemple, un programme zéro déchets pourrait faire perdre des emplois à la filière de traitement des déchets)
- activités de réparation et remise en état de l'environnement.

L'emploi en environnement s'est en premier lieu développé à partir d'évolution de métiers respectant les traditions ;

  • Récupération, tri, recyclage, compostage et enfouissement de déchets ;
  • épuration et traitement de l'eau ;
  • jardinier des collectivités (quelquefois remplacés par des entreprises dites d'Espaces verts ;

... puis, dans le contexte du développement durable, des champs d'expertise ont basculé dans la gestion, protection, restauration ou évaluation de l'environnement ;

  • droit de l'environnement ;
  • gestion restauratoire, génie écologique ;
  • caractérisation et décontamination des sols ;
  • évaluation de la qualité de l'air, traitement de l'air pollué ;
  • Énergie renouvelable | Cogénération.

[1], etc.

La croissance de l'emploi dans le domaine de l'environnement est pour partie dépendante de la disponibilité en personnes qualifiées. Le secteur de la formation continue, avec surtout le CNFPT en France s'est par conséquent aussi développé pour répondre aux besoins de nouvelle Gouvernance, de création et mise en œuvre d'Agenda 21 | Agenda 21 local ; de politiques d'Achats durables, d'études d'impacts, d'audit environnemental, d'écosociocertification, d'analyse du cycle de vie, d'écoconception, etc.

Les sciences de l'environnement biophysique et les sciences humaines et sociales sont de plus en plus conjointement sollicitées, avec quelquefois de nouvelles demandes (éthique environnementale, responsabilité sociale, nommées en renfort pour permettre les changements de comportements rendus indispensable pour un développement soutenable.

Paradoxalement, le nombre d'emploi directement liés à la forêt est en forte diminution depuis plus d'un siècle (conséquence de la mécanisation et localement (chili.. ) de la diminution ou disparition de la ressource), de même pour l'agriculture et la pêche (métiers pratiqués dans la nature).

Le nombre de naturalistes professionnels spécialisés (biologistes, botanistes, taxonomistes, mycologues.. ) est aussi en diminution dans la majorité des pays riches, fréquemment suite à la fermeture des formations sur ces thèmes dans les universités, au profit de la biologie moléculaire ou des biotechnologies, en pleine expansion ; surtout dans les secteurs industriels.

Des métiers tels qu'ingénieurs écologues, gestionnaires de milieux naturels, d'espaces verts sont aussi en expansion.

Les formations en sciences ont apporté des spécialistes et généralistes reconnus, mais également le travail de terrain (gestion et restauration d'Habitat (écologie) |Habitats, évaluation environnementale... ).

La notion d'Emploi-Environnement s'est accompagnée de réflexions sur ;

  • de nouveaux référentiels de métiers et de formation,
  • l'internalisation des effets externes et surtout des coûts environnementaux (principes victimes-payeurs ou pollueur-payeur ?)
  • le financement de ces nouveaux emplois (rôle des écotaxes ?),
  • les impacts du degré de concurrence (activités hors marché ou marché privés) pour une cible (l'environnement) de plus en plus reconnu comme un bien public, rendant un service environnemental.
  • le degré de "performance" (et par conséquent de qualification) des ces métiers est aussi questionné (dans quelle mesure l'environnement est il l'un des éléments de performance ou compétitivité, et/ou de création d'emplois)
  • Faut-il travailler à partir de la demande ou plutôt à partir du véritable besoin (ex : santé/environnement est un besoin reconnu, mais peu "solvable" ; qui paye ces emplois ?)...

  • Le Guide du Territoire Durable, Jean-Marc Lorach et Étienne de Quatrebarbes, Éditions Village Mondial, 2003, ISBN 2744060364.
  • Le développement durable. des enjeux stratégiques pour l'entreprise. Geneviève Férone, Charles-Henri d'Arcimoles. Pascal Bello. Najib Sassenou. Éditions d'organisation. 2001. ISBN 2-7061-2577-X.
  • Le Principe responsabilité Hans Jonas, 1979
  • Réussir un achat public durable, Guy Courtois et Pierre Ravenel, Éditions du Moniteur, 2008

Recherche sur Amazon (livres) :



Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9tiers_de_l%27environnement.
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 08/12/2009.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.
Accueil Recherche Aller au contenuDébut page
ContactContact ImprimerImprimer liens d'évitement et raccourcis clavierAccessibilité
Aller au menu