Étiquette-énergie

À la suite de la directive 92/75/CEE du Conseil du 22 septembre 1992, la majorité des appareils électroménagers, les ampoules électriques doivent avoir une étiquette-énergie.



Catégories :

Économie d'énergie - Énergie dans l'Union européenne - Politique de développement durable de l'Union européenne - Pilotage du développement durable - Développement durable - Appareil électroménager - Éclairage - Automobile

Définitions :

  • Etiquette évaluant la consommation énergétique d'un appareil, obligatoire sur l'ensemble des appareils ménagers.... (source : roulonspropre-roulonsnature)
Exemple d'étiquette-énergie

À la suite de la directive 92/75/CEE du Conseil du 22 septembre 1992, la majorité des appareils électroménagers, les ampoules électriques doivent avoir une étiquette-énergie (ou étiquetteÉnergie). Les modalités par type d'appareil sont décrites dans un ensemble de directives de la Commission :

L'efficacité énergétique de l'appareil est évaluée en termes de classes d'efficacité énergétique notées de A++ à G. La classe A++ ést celle au rendement optimal, G la moins efficace. Les étiquettes fournissent aussi d'autres informations utiles au client, l'aidant dans son choix entre différents modèles. En 2007, l'ensemble des catégories d'appareil ne comportent pas encore les classes A+ et A++. Mi-2007, la catégorie réfrigérateur A++ ne semblait pas être commercialisée.

Appareils électroménagers

Étiquette

Les étiquettes-énergie comprennent au moins quatre parties :

Réfrigérateurs, congélateurs et appareils combinés

Voici l'échelle des indices d'efficacité énergétique, cet indice est calculé pour chaque appareil à partir de sa consommation et du volume des compartiments, tout en prenant en compte le type d'appareil. Cet indice n'est par conséquent pas exprimé en kWh.

A++ A+ A B C D E F G
<30 <42 <55 <75 <90 <100 <110 <125 >125

De plus on retrouve sur l'étiquette :

Pour cette catégorie (et cette catégorie uniquement), il existe aussi un label Energy+, pour les appareils toujours plus économes que les appareils de catégorie A, les catégories A+ et A++ : l'indice de référence est différent dans ce cas-là.

Lave-linge, sèche-linge et appareils combinés

Pour le lavage l'échelle d'efficacité énergétique est calculée pour une lessive sur le cycle «blanc» à 60 °C et ramenée à 1 kg de linge. L'unité est par conséquent kWh/kg de linge.

A B C D E F G
<0,19 <0,23 <0,27 <0,31 <0,35 <0,39 >0, 39


Pour le séchage l'échelle d'efficacité énergétique est calculée pour le séchage sur le cycle «blanc sec» et ramenée à 1 kg de linge. L'unité est par conséquent kWh/kg de linge.

Type de séchoir A B C D E F G
À condensation <0,55 <0,64 <0,73 <0,82 <0,91 <1,00 >1, 00
À extraction/évacuation <0,51 <0,59 <0,67 <0,75 <0,83 <0,91 >0, 91

De plus on retrouve sur l'étiquette :

Au-dessus de la classe A, les fabricants ont commencé à adopter comme nouvelle classe d'usage dite classe A+ quoiqu'aucune réglementation n'encadre cet usage. Cela correspond la majorité du temps à des appareils particulièrement efficaces, avec un écart de plus de 10-15% avec les appareils de classe A (on y trouve entre autres, des appareils à échangeur de température).

Pour les lave-linge, on rencontre aussi fréquemment la classification abrégée X/Y/Z :

Lave-vaisselle

L'efficacité énergétique est calculée pour 12 couverts, c'est par conséquent sa consommation pour laver ces 12 couverts. Cet indice est par conséquent exprimé en kWh pour 12 couverts.

A B C D E F G
<1,06 <1,25 <1,45 <1,65 <1,85 <2,05 >2, 05

De plus on retrouve sur l'étiquette :

Fours électriques

On retrouve sur l'étiquette :

L'efficacité énergétique est ici le rapport entre l'électricité absorbée et la chaleur obtenue. Elle augmente par conséquent lorsque la valeur du rendement diminue. On peut noter que les échelles d'efficacité glissent selon le type de four.

Type de four A B C D E F G
Petits (de 12 à 35ℓ) <0,60 <0,80 <1, 00 <1,20 <1,40 <1,60 >1, 60
Moyens (de 35 à 65ℓ) <0,80 <1, 00 <1,20 <1,40 <1,60 <1,80 >1, 80
Grands (65ℓ et plus) <1, 00 <1,20 <1,40 <1,60 <1,80 <2,00 >2, 00

Les classes énergétiques des fours sont définies par l'annexe IV de la Directive 2002/40/CE[1].

Climatiseurs

L'efficacité énergétique est ici le rapport entre le refroidissement obtenu et l'électricité consommée. Elle croît par conséquent avec la valeur du rendement. On peut noter que les échelles d'efficacité glissent selon le type de climatiseur.

Type de climatiseur A B C D E F G
Appareils refroidis à l'air Split / multi-split / split mobiles >3, 20 >3, 00 >2, 80 >2, 60 >2, 40 >2, 20 <2,20
Monoblocs à double conduit (pour fenêtre ou mur) >3, 00 >2, 80 >2, 60 >2, 40 >2, 20 >2, 00 <2,00
Monoblocs à simple conduit (mobiles) >2, 60 >2, 40 >2, 20 >2, 00 >1, 80 >1, 60 <1,60
Appareils refroidis à l'eau Split >3, 60 >3, 30 >3, 10 >2, 80 >2, 50 >2, 20 <2,20
Monoblocs >4, 40 >4, 10 >3, 80 >3, 50 >3, 20 >2, 90 <2,90

Pour les climatiseurs en mode chauffage, les valeurs sont alors des cœfficients de performance d'harmonisation :

Type de climatiseur A B C D E F G
Appareils à l'air Split >3, 60 >3, 40 >3, 20 >2, 80 >2, 60 >2, 40 <2,40
Monobloc double conduit >3, 40 >3, 20 >3, 00 >2, 60 >2, 40 >2, 20 <2,20
Monobloc simple conduit >3, 00 >2, 80 >2, 60 >2, 40 >2, 10 >1, 80 <1,80
Appareils à l'eau Split >4, 00 >3, 70 >3, 40 >3, 10 >2, 80 >2, 50 <2,50
Monobloc >4, 70 >4, 40 >4, 10 >3, 80 >3, 50 >3, 20 <3,20

Sur chaque étiquette on trouve :

Les classes énergétiques des climatiseurs sont définies par l'annexe IV de la Directive 2002/31/CE[2].

Lampes électriques domestiques

Sur chaque étiquette on trouve :

La classe d'efficacité est un indice comparant la consommation de la lampe à une puissance de référence fonction simple du flux lumineux exprimé en lumens (linéaire brisée). Elle sert à dégager les classes suivantes :

A B C D E F G
(*) <60% <80% <95% <110% <130% >130%

(*) La classe A suit une règle identique mais plus sévère. Si la lampe n'y est pas acceptable, alors elle sera au mieux de classe B.

Les classes énergétiques des lampes domestiques sont définies par l'annexe IV de la Directive 98/11/CE[3].

Voitures

Pour les voitures, ce n'est plus l'efficacité énergétique qui est indiquée dans l'échelle mais le niveau de rejet de CO2 exprimé en grammes par kilomètre parcouru. L'objectif est d'orienter prioritairement les consommateurs vers les voitures les moins émettrices et de supprimer progressivement, faute de demande, les véhicules les plus émetteurs.

A B C D E F G
<100 <120 <140 <160 <200 <250 >250

Les autres informations répertoriées sur l'étiquette-énergie sont suivant les pays :

En France, depuis le 1er juillet 2006, les voitures dont les émissions de CO2 sont supérieures à 200 g/km subissent une taxe additionnelle de 2 €/g jusqu'à 250 g/km sur leur carte grise[4]. Au-delà, le tarif passe à 4 €/g de CO2.

Toujours dans le cadre de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, en 2008, un dispositif de bonus/malus écologique a été instauré en France, ce qui lui a permis de s'installer à la 2e place derrière le Portugal avec une moyenne annuelle à 140 g/km de CO2 (resp. 138), s'alignant sur l'objectif d'émissions en Europe, la moyenne européenne s'établissant à 154 g/km de CO2. Un nouvel objectif à 120 g/km de CO2 est visé pour 2012-2015, la cible à long terme étant de 95 g/km de CO2 d'ici 2020[5].

Notes et références

Voir aussi

Liens externes

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 08/12/2009.
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