Autopartage en France

L'autopartage s'est développé en France depuis la fin des années 1990. Actuellement, des services d'autopartage existent déjà dans plus de 20 villes françaises.



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L'autopartage s'est développé en France depuis la fin des années 1990. Actuellement, des services d'autopartage existent déjà dans plus de 20 villes françaises (voir la liste).

Si les premières expériences françaises d'autopartage remontent aux années 1970, cette forme de transport ne s'est réellement développée qu'à partir de la fin des années 1990, sur le modèle de ce qui avait été découvert en Suisse au milieu des années 80. L'avance de ces pays peut s'expliquer essentiellement par son avance en matière de gestion du stationnement dans les centres ville et la qualité de leurs transports en commun ; tout autant d'incitations à n'utiliser la voiture que ponctuellement.

En 2003, dans un rapport du Commissariat général du Plan (intitulé «Transports urbains : quelles politiques pour demain ?») Roland Ries, rapporteur et ancien président du Groupement des autorités responsables de transport a posé le constat de l'accumulation d'un retard important de la France dans ce domaine et proposé de promouvoir ce mode de transport.

Une étude de la fin des années 1990 [1] avait d'autre part montré jusque là que les différences de choix modaux des usagers suisses et français s'expliquaient pour la majeure partie par la différence énorme d'offre de places de stationnement automobile. En effet, à taille égale, les agglomérations suisses offraient quatre à cinq fois moins de places de stationnement pour les voitures privatives. Il s'ensuit que l'utilisation des transports en commun par les Suisses est bien plus importante qu'en France. par conséquent, l'autopartage pouvait diminuer d'autant l'utilisation de places de stationnement.

En mai 2006, le Sénat a adopté à l'unanimité la proposition de loi présentée par Roland Ries et «tendant à promouvoir l'autopartage».

La loi a été transmise du Sénat à l'Assemblée Nationale début juillet 2007.

Même si le service est toujours à carctère commercial (obligation de "vendre" le "service"), on peut distinguer des services d'autopartage à but non-lucratif, portés par des associations ou des coopératives d'usagers, de services à but lucratifs mis en place par des sociétés privées. Ces services peuvent recevoir ou non des aides publiques.

Il est à noter que si un service privé à but lucratif existe localement, il est interdit par la loi sur la concurrence de subventionner le lancement d'un service à but non lucratif. Par contre, il sera complexe de lancer un serice à but lucratif si un service à but non lucratif est déjà bien implanté, d'où une course à la création dans certaines villes.

Ce type de structure convient pour gérer des services assez petits, lors de leur phase de lancement, mais est moins approprié à partir d'une vingtaine de voitures.

Exemple : Alpes Autopartage, à Grenoble.

Exemple : Lilas, à Lille et Auto'trement, à Strasbourg, sont des sociétés coopératives d'intérêt collectif à but non lucratif.

à Lyon ?

Exemples : Car Liberté, à Chambéry, porté par le loueur Car Go  ; Marguerite à Nantes.

Exemples de tarifs en euros pour une voiture citadine (type Peugeot 107 ou Renault Twingo), essence incluse. Des réductions peuvent exister pour des locations longues, ou les heures creuses (nuit, week-end).

Les tarifs restent particulièrement disparates selon les type de service.

Service Abonnement par mois Par heure Par km
Alpes A. P. (Grenoble) 12 à 15 1, 67 à 1, 78 0, 24 (0, 32 les 50 premiers km)
Auto'trement (Strasbourg) 9 à 11 1, 60 à 1, 75 0, 24 à 0, 26 (0, 31 à 0, 34 les 50 premiers km)
Car Liberté (Chambéry) ??? 2, 00 0, 30
Marguerite (Nantes) 10 3, 90 0, 39

  1. Étude de Jean-Marie Guidez et Vincent Kofmann : «Les citadins face à l'automobilité : étude comparée des agglomérations de Besançon, Grenoble, Toulouse, Bern, Genève et Lausanne». Lyon : CERTU, 1998

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